Les dynasties dans l'histoire chinoise

   

La dynastie des Yuan connut une période d'essor culturel, Cet essor fut en grande partie permis par les nouveaux contacts: arrivée en Chine du Nord de musulmans, de chrétiens, de juifs. Impact aussi et surtout des peuples de l'Asie centrale, Tibétains, Turcs, etc.

La période des Yuan est riche de grands peintres. Pourtant, presque tous, méprisant les conquérants barbares, s'éloignèrent de la cour pour peindre dans l'intimité. Tchao Mong-fou (1254-1322) fait exception à la règle: il eut accès à des hautes charges (ce sont d'ailleurs des lettrés tels que lui qui, en civilisant les Mongols, contribuèrent le mieux à leur chute). Cet excellent calligraphe fut un spécialiste de la peinture de chevaux, mais aussi un grand paysagiste, original et sensible (il ne peignait pas pour la cour, mais pour son plaisir).La dynastie des Ming

A la fin de la dynastie mongole des Yuan, la dynastie chinoise des Ming régna de 1368 à 1644. Et en 1421, Beijing devînt la capitale de la Chine.

Malgré le renforcement de l'autorité centrale, et en raison de la jeunesse ou du manque d'expérience de l'empereur, le pouvoir de l'Etat est tombé dans les mains des eunuques qui se sont livrés à des disputes de fractions et à des persécutions des ministres honnêtes. L'empereur a donc fini par être entouré d'eunuques qui le maintenaient dans l'ignorance des événements et qui arrangeaient les décrets selon leur volonté. Par ailleurs, la condition des paysans était loin de s'améliorer. Ainsi, dès le début de la dynastie, la situation était des plus critiques et sujette à des troubles. De nombreuses révoltes paysannes éclatèrent donc à l'époque.

Mais le trait le plus caractéristique de la société des Ming a été l'apparition d'une puissante bourgeoisie. Les marchands qui avaient toujours été méprisés auparavant, ont enfin réussi à s'enrichir et à s'afficher librement, au terme d'un long processus entamé depuis la période des Cinq Dynasties (au 10e siècle) et favorisé par la domination mongole, peu soucieuse de faire respecter les valeurs confucéennes. Cependant, le statut de fonctionnaire était le plus recherché. Et la culture a pu donc être généralisée grâce à l'invention de l'imprimerie. Même les bourgeois pouvaient se présenter aux examens impériaux. Mais il fallait aussi être fortuné, car la corruption battait son plein à tous les niveaux.

Toutes les conditions semblaient donc réunies pour annoncer l'effondrement de la dynastie des Ming. Opprimé, le dernier empereur des Ming a eté renversé. Au lendemain de la grande famine de 1640, le chef de bande Li Tseu-tch'eng s'est alors emparé de Pékin et s'est proclamé empereur (1644).

Sous la dynastie des Ming, la littérature a atteint une grande richesse. Avec des pièces telles que « Mou-tan-t'ing » (le Pavillon des pivoines), qui sont représentatives d'une forme de romantisme. Genre désormais reconnu, les romans prennent la forme d'interminables épopées historiques comme dans « le Roman des trois royaumes » ou « Sur les rives du fleuve ». Puis, les oeuvres se font plus intimistes, plus érotiques aussi. Même si derrière cette légèreté, se cachent le plus souvent des satires ou des histoires moralistes. Ainsi, l'ouvrage érotique « K'in-ping-mei » (Fleurs en fioles d'or), est en fait une satire contre les nouveaux riches et les fonctionnaires corrompus.

<...56789>
Actualités
Informations les plus récentes Chine Monde Pays francophones Analyses
Vidéo
Infos du jour Évènements Interviews Culture chinoise