Les dynasties dans l'histoire chinoise

   

Une fois refoulés au sud, les Song semblent avoir renoncé à tout désir de reconquérir le Nord. L'importance prise par les régions méridionales au cours des siècles précédents permettait d'ailleurs d'y constituer un Etat beaucoup plus cohérent

En fait, il en résulta une plus grande tension sociale. L'aristocratie accueillit presque avec soulagement les Mongols quand ceux-ci pénétrèrent enfin à Hangzhou en 1279. Toute la Chine fut alors placée sous une autre dynastie.

Mais sous cette dynastie, jamais la Chine n'avait connu un tel épanouissement culturel, tehnique et de la pensé.

Les grands essayistes de l'époque des Song, très nombreux, marquent un retour à la prose sobre et claire des Tang telle que l'avait illustrée Han Yu. Une place de choix revient aux trois Sou: le père, Sou Xun, et les deux fils, Sou Che et Sou Tong-p'o. Tous trois innovèrent en introduisant dans leurs écrits des tours et des expressions populaires, sans jamais cependant tomber dans la vulgarité. Sou Tong-p'o, surtout, est l'un des plus grands lettrés selon l'idéal chinois. Il fut en effet le maître de la peinture de bambous en même temps qu'un grand poète qui sut apporter à ses œuvres une fraîcheur et une spontanéité inconnues des grands classiques.

Pour la première fois, on put parler de partis («réformateurs» et «conservateurs»), qui rassemblèrent leurs théories politiques dans des ouvrages du plus haut intérêt. Les lettrés confucianistes se livrèrent par ailleurs à un nombre impressionnant de travaux d'érudition, dont le plus précieux est le Tseu tche t'ong kien («miroir pour aider à gouverner»), immense encyclopédie rédigée par Sseu-ma Kouang (1019-1086), où l'auteur fait un tableau magistral de la civilisation chinoise depuis les origines.

Sous les Song, les productions des potiers, destinées à une élite intellectuelle, sont restées inégalées par la pureté de leurs formes et de leurs coloris. Dans la capitale du Nord existaient déjà des ateliers chargés de fabriquer une «céramique officielle» . Après le transfert de la cour à Hangzhou, la région située autour de la capitale se remplit de centres de production de la «porcelaine impériale».La dynastie des Yuan

En 1125, les Protomandchous s'étaient emparés du nord de la Chine, mettant fin à la dynastie des Song du Nord. Les Song du Sud purent composer avec ces dangereux voisins, mais bientôt, les Mongols, surgissant du cœur de l'Asie après avoir opéré d'immenses conquêtes vers l'ouest, se jetaient sur la Chine, renversant les Jin en 1234, puis les Song du Sud en 1276-1280.

Sur le plan intérieur, l'empire fut réorganisé en provinces, qui sont restées sensiblement les mêmes jusqu'à nos jours: consciemment ou non, les époques postérieures ont donc, d'une certaine manière, recueilli l'héritage mongol.

La réouverture de la Route de la soie, pratiquement inexploitée depuis les Tang, annonçait une ère de prospérité économique.

Les premiers bénéficiaires en furent les grandes villes, dont le développement s'était amorcé sous les Song. La Hangzhou des Mongols fut une métropole fréquentée par tous les peuples de l'Asie; elle vit même les Italiens Marco Polo. Stèles et bas-reliefs ont révélé la présence, dans les villes du Sud, de communautés hindouistes, musulmanes, chrétiennes, etc.

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