Les dynasties dans l'histoire chinoise

   

Sur le plan administratif, l'une des innovations principales a été de confier les provinces à des gouverneurs militaires. Le gouvernement central, copié sur celui des Han, fut amélioré par la création de sections techniques confiées à des experts plutôt qu'à des lettrés. Le bon fonctionnement du système permit une augmentation sans précédent du budget de l'Etat.

Grâce à ses frontières bien protégées, à son administration, à ses routes, à ses canaux, l'Empire connut alors une prospérité générale. De nombreux étrangers convergeaient par terre et par mer, apportant avec eux les produits du monde entier, tandis que la langue chinoise devenait un moyen de communication universel dans tous les milieux cultivés de l'Asie orientale. Dès les dernières années du règne se manifesta cependant un déclin que plus rien ne pouvait freiner.

La dynastie vivait ses derniers jours: le 9e siècle fut jalonné de révoltes paysannes réprimées dans le sang. La dynastie des Tang devait néanmoins sombrer en 907 dans le désordre général. La Chine allait connaître alors un nouveau morcellement (période des Cinq Dynasties) jusqu'à l'arrivée des Song.

C'est surtout grâce à la poésie que le nom de «Tang» a acquis une célébrité mondiale. Outre les deux plus grands poètes chinois, Du Fu (Tou Fou) et Li Bai, il faut citer Po Kiuyi (Bai Juyi), auteur du très beau Tch'ang-hen-ko («Chanson des longs regrets»), très longue pièce en vers réguliers qui chante la fuite de Hiuan-tsong et la mort de sa concubine préférée Yang Kouei-fei, Wang Wei, poète, peintre et musicien, Meng Hao-jan, grand poète paysagiste, Tou Mou (Du Mu) et Yuan Tchen parmi d'autres.La dynastie des Song

Les Song ont régné de 960 à 1279. Le transfert de la capitale au sud, sous la poussée nomade, permet de distinguer deux périodes: les Song du Nord et les Song du Sud.

Les Song du Nord (960-1126)

Envoyé contre les nomades par l'empereur des Zhou septentrionaux, l'un des souverains de cette période terrible qui suivit la fin des Tang, le général Zhao Kuang-yin fut forcé par ses lieutenants de revêtir la robe impériale pour y fonder une nouvelle dynastie, celle des Song. Devenu l'empereur Tai-zu ( 960-976), Zhao anéantit le pouvoir des généraux et dirigea lui-même l'armée. Souverain énergique, contrairement aux apparences, il sut redonner à l'empire une certaine puissance.

Pour réorganiser l'administration, qui s'était désintégrée au cours de la période des Cinq Dynasties, Zhao remit en vigueur le système des examens impériaux, organisés désormais de manière régulière tous les trois ans dans chaque district. Au cours du 12e siècle, le système fut complété par la création de collèges et d'une université d'Etat, où les études, fort poussées, étaient sanctionnées par des contrôles mensuels et des examens bisannuels.

Dès les débuts du règne de T'ai-tsou, la production agricole connut un accroissement notable (amélioration des techniques, moulins, irrigations), de sorte que la population chinoise devait atteindre dans le courant du XII siècle une centaine de millions d'habitants (soit deux fois plus qu'au VIIIe siècle).

Les Khitan sinisés fondèrent en Mongolie et en Mandchourie une dynastie Liao, bientôt renversée et remplacée dans les confins septentrionaux par une tribu , celle des Jin. Ces derniers n'étaient guère portés à transiger. A peine avaient-ils soumis leurs anciens maîtres qu'ils envahirent la Chine du Nord, s'emparèrent de l'empereur Huizong (Houei-tsong), obligeant la cour à abandonner sa capitale de Kaifeng, près du fleuve Jaune, pour se réfugier en 1127 à Hangzhou, à plus de deux cents kilomètres au sud du Yangzi, le point le plus méridional jamais choisi pour une capitale impériale.

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