Les dynasties dans l'histoire chinoise

   

C'est le cas d'un récipient tripède en bronze de 133 cm de hauteur, 110 cm de longueur, et 28 cm de largeur découvert en 1939. Il pèse 875 kilos, et constitue un chef-d'œuvre des arts en bronze dans l'histoire chinoise. Le bronze restait cependant une ressource précieuse. Il n'était donc pas encore employé dans la fabrication des outils agricoles. Et pendant plusieurs centaines d'années, les paysans ont continué à travailler avec des outils en bois ou en pierre.

L'histoire se répétant, le dernier empereur Shang s'est également avéré être un tyran. Vers le milieu du 11ème siècle av. J.C., le roi d'un Etat vassal, Zhou, lui a déclaré la guerre. L'invasion de la capitale a sonné le glas de la dynastie Shang et donné naissance à la dynastie Zhou.La dynastie des Qin

En 221 av. J.-C., Zheng se proclama empereur des Qin, plus connu sous le nom de Qin Shi Huangdi, ou « Premier Souverain auguste de la dynastie Qin ». Cette dynastie donnera son nom à la Chine.

Durant son règne (221-210 av. J.-C.), le premier empereur transforma un ensemble hétéroclite d'États quasi féodaux en un empire à l'administration centralisée et culturellement unifiée avec comme capitale Xianyang, une ville proche de l'actuelle Xi'an, dans le Centre de la Chine. La transmission héréditaire des titres de noblesse est abolie et les anciens fiefs, divisés en provinces. Leur administration fut alors confiée à des gouverneurs directement nommés par l'empereur.

L'écriture fut standardisée et rendue obligatoire dans tout le pays. Pour favoriser le commerce intérieur et l'intégration économique, Qin Shi Huangdi unifia les poids et mesures, la monnaie et la longueur des essieux (distance entre les ornières sur les routes).

La quête d'une uniformisation culturelle poussa les dirigeants à bannir toutes les écoles de pensée qui avaient fleuri à la fin de la dynastie des Zhou. Seul le légisme, qui avait un statut officiel, fut autorisé. En 213 av. J.-C., des confucéens furent enterrés vivants, tandis que leurs livres et ceux des autres écoles philosophiques interdites, brûlés, à l'exception des volumes de la bibliothèque impériale.

Qin Shi Huangdi chercha également à étendre son royaume. Au Sud, ses armées atteignirent le Delta du Sông Hông (fleuve Rouge), au Viêtnam. Au Sud-Ouest, l'empire s'étendit sur la plus grande partie des actuelles provinces du Yunnan, du Guizhou et du Sichuan. Au Nord-Ouest, il s'avança jusqu'à Lanzhou, dans l'actuelle province du Gansu. Au Nord-Est, une partie de la Corée dut prêter allégeance à l'Empire. Cependant, le centre de la civilisation resta dans le bassin du Fleuve Jaune. Outre l'unification et l'expansion territoriale de la Chine, Qin Shi Huangdi fit achever la construction de la Grande Muraille contre les invasions barbares.

À sa mort, en 210 av. J.-C., il fut enterré dans un vaste mausolée près de Lintong (à 35 km de Xi'an). Ce site, mis au jour depuis 1974 (le tumulus où se trouve la tombe de Shi Huangdi lui-même n'ayant pas encore à ce jour été exploré), renferme une armée de terre cuite de plus de 6 000 soldats (grandeur nature), avec leurs chevaux et leurs chars de combat.

Mais les conquêtes militaires, la construction de routes et de ports, la Grande Muraille et d'autres grands travaux eurent un coût financier et humain considérable. Une fiscalité de plus en plus lourde, la conscription obligatoire et le travail forcé inspirèrent un ressentiment profond dans la population à l'encontre du régime Qin, notamment dans les royaumes conquis, comme le royaume Chu dans le Sud. De plus, l'empereur s'aliéna les lettrés par une politique totalitaire de contrôle de la pensée, symbolisée notamment par les autodafés.

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